Comme ils y étaient invités,
un certain nombre de parrains sont venus le 1er septembre rencontrer
Saïdou, à la salle des fêtes
du Petit Bétheny.
Celui-ci était accompagné de Maryse Serniclay,
qui l’a présenté, et d’autres administrateurs.
Saïdou est un Burkinabé ami de notre Association.
Educateur lui-même, il connaît bien les problèmes
de société de son pays et notamment d’éducation,
d’enseignement, de santé, etc ….
Durant plusieurs heures, il a répondu gentiment à
toutes les questions les plus diverses que les parrains ont
pu lui poser.
Il a tenu d’entrée à remercier tous et toutes
pour l’aide apportée aux jeunes filles et leur
permettre ainsi d’étudier et d’échapper
aux mariages prématurés, réservés
souvent à celles restant « à la maison ».
Les difficultés
Saïdou a fait comprendre ensuite toutes les difficultés
qu’il y a à étudier pour les jeunes filles,
dans une société très différente
de la nôtre.
Les difficultés sont multiples, les principales
sont reprises ici :
- les filleules dont les parents ne parlent pas français
sont particulièrement désavantagées
- les classes sont souvent très chargées, parfois
100 élèves
- les filleules vivent dans des cases, sans électricité
et ne peuvent travailler à la maison et de plus il fait
noir très tôt en Afrique
- elles habitent généralement très loin
du lieu de l’enseignement
- elles viennent en classe, pour la journée, sans souvent
bénéficier de repas à midi
- elles doivent aller au puits pendant midi pour rechercher
l’eau
- elles ont souvent accompli maintes corvées, au profit
de la famille, avant de venir en classe
L’excision
La question de l’excision est venue alors rapidement en
discussion. Juridiquement, l’excision est interdite par
la loi, depuis 1996, mais dans les faits il faut reconnaître
qu’il est difficile de la faire appliquer partout, surtout
dans les territoires les plus reculés.
Les contacts
Alors des parrains ont regretté le peu de contact ou
l’absence totale de contact : pas de réponse à
un envoi de colis ou de courrier.
Outre les difficultés rappelées ci-dessus contribuant
à cette situation, il faut rappeler que les filles sont
jeunes, souvent timides ne sachant quoi écrire à
leur parrain. Certaines parlent difficilement le français
et leur culture et l’environnement sont réellement
différents, tout le monde l’imagine bien.
Néanmoins, l’Association va essayer d’y remédier
car c’est un reproche que l’on entend parfois.
Saïdou informé du problème va s’efforcer
de trouver une solution, sur place, à Méguet.
Il devrait pouvoir être possible d’inviter les jeunes
filles à rédiger des courriers à des moments
choisis, avant le retour dans les familles.
Le maraîchage
Concernant l’action en faveur des femmes adultes, l’action
entreprise par Maryse Serniclay porte ses fruits.
Celle-ci a commenté les résultats du maraîchage
pratiqué à Méguet avec l’Association
des femmes et aussi les projets envisagés.
Le stage et les besoins mis en évidence
A la fin de la rencontre a été évoqué
le séjour d’une jeune stagiaire pour conduire une
étude afin d’étendre le bénéfice
d’une cantine scolaire à tous les élèves.
C’est un projet à étudier.
Il a été question de réalisation de puits
avec mise en place de pompe, mais là les coûts
financiers semblent démesurés. C’est à
étudier aussi .
Conclusion
En conclusion, le passage de Saïdou a permis de mieux faire
connaître à nos parrains, les réalités
du terrain dans lesquelles se développe notre action.
Ceux-ci ont donc pu aussi rencontrer des administrateurs
et échanger avec d’autres parrains. |