LA SCOLARISATION DES FILLES

Au Burkina Faso comme dans toute l’Afrique ,il existe de nombreux freins à la scolarisation des filles, les plus difficiles à surmonter étant les freins socioculturels .
L’inégalité d’accès à l’éducation pour les filles est une réalité. Au Burkina , certaines populations pensent qu’éduquer une fille ne sert à rien car elle quittera sa famille et sera rentable ailleurs .Donc elle ne bénéficiera pas de l’encouragement de sa famille , ce sera plutôt des pressions inverses .

Les filles sont souvent considérées dans leurs famille comme bonne à tout faire , elles font le ménage et sont responsables de l’approvisionnement nécessaire à la survie de la famille ; Elles assument la garde des jeunes enfants. Elles cultivent les champs du père avec leur mère et représentent donc de la main d’œuvre à bon marché .
Quand elles ont la chance d’aller à l’école , elles assument en priorité les diverses tâches de la vie de l’école : aller chercher du bois , de l’eau , nettoyer les classes etc. Les garçons sont exemptés de ces tâches .
AU Burkina , se pose le problème du mariage précoce : les filles sont promises dés leur plus jeune âge. L’idée que la fille n’est que de passage dans sa famille et que son vrai domicile est celui de son mari et de ses beaux parents est une pensée très répandue en Afrique. Des jeunes filles se retrouvent enceintes et quittent l’école pour ne plus y revenir ; il s’agit d’un moyen pour s’assurer de leur soumission et pour qu’elles reproduisent les schémas socioculturels qui les ont privées d’école .
De plus la sous scolarisation de filles est liée à l’école elle-même . Les parents ont souvent une perception négative de l’école qui les pousse à ne pas inscrire leurs filles ou à les retirer rapidement . Les filles instruites ont la réputation de ne plus respecter les traditions , elles veulent choisir un mari.
De plus , les parents ont peur , non sans raison quelquefois , des violences sexuelles qu’elles pourraient subir , tant de la part des autres élèves que de la part du maître.

Depuis dix ans un combat est mené dans le monde entier pour la scolarisation des filles et les résultats positifs commencent à se faire sentir : un meilleur niveau de santé , un taux de mortalité en baisse , un taux de fécondité maîtrisé ,des mariages plus tardifs ,une gestion responsable de l’environnement et une croissance économique plus rapide .

L’évolution et le développement des pays et notamment du Burkina Faso passeront obligatoirement par l’éducation des filles .