Tambagua ( voir les dernières nouvelles en bas de page) lien Megue

Province du GOURMANTCHE
Situé à 450 Km de Ouagadougou , sur la route de Niamey au Niger , dans la province de la Tapoa dont le chef-lieu est Diapaga ,
10000 Habitants.
V illage voisin à celui du
Premier Ministre actuel ,
Monsieur Yonli .
Il n’y a pas d’électricité, l’eau provient d’une source
venant de la falaise noire de Gobnangou.


On y trouve une
école primaire
un collège
d’enseignement
secondaire
Il'existe également un dispensaire avec deux infirmiers d’état doté d’une ambulance , une maternité avec une sage-femme , une pharmacie et un hôpital de jour .
Avec l’aide de Monsieur l’abbé Soubeiga , l’association à ouvert depuis la rentrée de Septembre 2003 un centre de formation à l’artisanat ,( dans des locaux offerts à la mission par une association allemande et qui avaient été rénovés pour le passage des enfants du collège Maryse Bastie en Janvier 2003) accueillant les jeunes femmes qui sont déscolarisées soit parce que leur parents ne peuvent ou ne veulent plus payer les frais de scolarité soit parce qu’elles sont données à un mari
. 
  L’atelier de tissage fonctionne bien ,
celui de la cuisine souffre d’un manque de moyens financiers .
Nous avions demandé aux filles parrainées de s’occuper d’un cours d’alphabétisation pour leurs consoeurs illettrées , mais on se heurte à plusieurs problèmes : en raison des travaux ménagers qu’elles doivent assumer en plus de leur formation , et en raison de l’absence d’électricité , elles n’ont pas le temps de pratiquer cet enseignement sachant qu’il fait nuit noire à 18H.
Nous envisageons donc avec l’accord de l’inspecteur d’académie d’engager une personne qui ne serait pas rémunérée sur la base normale d’un enseignant , mais à qui serait versée une indemnité lui permettant de vivre tout en pratiquant ce bénévolat soit environ un salaire mensuel de 300.00 CFA ( 300 FRS)
Par ailleurs l’association a parrainé 20 filles et un garçon
pour la rentrée de Septembre , tant à l’école et au collège qu’à l’atelier d’artisanat .
Des lettres de nos filleules nous rapportent que l’ouverture de ce centre d’artisanat fait la fierté de toutes les femmes de la région .
Le but notre passage à Tambaga en Janvier 2004 est , non seulement de rendre visite aux filleules de l’association et de constater le fonctionnement du centre , mais également d’apporter un groupe électrogène qui fournira l’électricité au centre de formation , et à la mission pour alimenter les deux ordinateurs que nous allons y laisser . De cette façon , le centre pourra être ouvert plus longtemps le soir .
Il nous semble indispensable en raison de la difficulté de communication : 3 à 4 semaines pour le courrier quand tout va bien et dehors de la saison des pluies , plusieurs jours à semaines par le téléphone qui est souvent hors service , surtout en saison des pluies .
La communication par internet sera plus rapide et plus sure .
Nous avons demandéà l’abbé de partager ces ordinateurs avec l’administration locale .
Les deux ordinateurs ont été généreusement offert par le laboratoire Boeringher .
 

Les dernières nouvelles de Tambaga :

Mi-Juin, une grande fête a été organisée pour la fin de l’année de travail au centre d’artisanat avant de reprendre les travaux des champs.
Toute une journée est consacrée à la fête avec une messe de trois heures le matin, un repas préparé par la cuisine du centre et des chants et des danses tout l’après-midi ; le chef du village était présent ainsi que l’évêque de Fada’N Gourma .

Début Octobre 2004 notre centre d’artisanat ouvre ses portes pour une deuxième année.
Ce centre, dés sa création, a fait la fierté de toutes les femmes de la région.

Un groupe électrogène permet de travailler plus tard le soir ; en effet, il fait nuit noire vers 17H30 et les femmes ne peuvent venir au centre qu’après avoir accompli leurs taches ménagères. Ce groupe reste provisoire, notre ambition étant l’alimentation par panneaux solaires quand nous aurons les moyens de les financer, ce qui sera à terme plus écologique et moins onéreux.
Pour cette rentrée, nous disposons de quinze machines à coudre en parfait état de marche, de quinze métiers à tisser, d’une cuisine avec un mini restaurant ou les filles servent les plats qu’elles ont préparés le matin.

La demande en alphabétisation est si forte que nous avons du embaucher deux enseignantes, au lieu d’une l’an passé.
Armande, 25 ans, à qui nous avons financé l’an dernier des cours du soir, quitte Ouagadougou pour devenir enseignante en alphabétisation
Des ateliers de broderie et des stages d’initiation au tricot sont prévus sur toutes l’année.
Nous travaillons cette année au maximum des capacités d’accueil du centre et bon nombre de femmes n’ont pu être acceptées, mais des ateliers de formation de quelques jours seront proposés à celles qui ne peuvent suivre un enseignement régulier.

Notre projet de maraîchage suit son cours , déjà des femmes commencent à cultiver des jardins grâce aux graines que nous leur envoyons.
La période de jonction a été très difficile sur la région de Tambaga, la dernière saison des pluies ayant été très mauvaise ;la famine a sévi et un apport complémentaire en nourriture devient indispensable . L’espoir renaît avec une saison des pluies qui vient de se révéler remarquable et qui laisse présager de meilleures récoltes .

Un autre projet est en cours avec la fabrication d’une maison des femmes, en dehors de la mission catholique, qui serait un centre d’accueil des femmes avec une salle de réunion commune. Nous disposons déjà du terrain et nous attendons le devis du maçon.