Voyage d’Anne-Marie et de Claudine en juillet 2007
bonjour à tous
voici pele-mele quelques photos de nos rencontres à
Tambaga , Méguet et de quelques échappées touristiques....à la suite de ces photos
un petit résumé de notre voyage.

TAMBAGA

 

réunion avec christophe , honorine et elisabeth responsable des parrainages à tambaga
réunion d'une trentaine de filleules dans le local qui leur sera réservé

  

réunion avec l'association des femmes
le local de l'association de parrainage dont lestravaux de réfection
ont été financés pour moitié par yennega

  

réunion au centre de formation des femmes
réception des parents d'élève

  

après-midi récréative
après-midi récréative

 

rencontre avec raoul l'économe du collège de tambaga
la veille du départ photos avec nos amis de tambaga

MEGUET

  

réunion avec le maire , le chef et le préfet de méguet
visite des enclos de l'élevage de porcs avec le maire et des femmes de l'association

un peu de tourisme

  

mosquée de bobo-dioulasso
cascade de banfora

  

charmante rencontre
tiébélé et ses cases peintes

  

thierry et en arrière plan tambaga et sa falaise
filleules de méguet et femmes de l'association

Voyage au Burkina Faso

Cette année, départ sans encombres le lundi 30 juillet et arrivée à Ouagadougou à 3 heures du matin. Là, nous guettions le comité d’accueil prévu, les rires, les « Bonne arrivée ! »… mais nous sommes restés tous les cinq sur le parking avec nos 100 kg de bagages, entourés de chauffeurs de taxis voulant à tout prix nous emmener. François Lokoandé qui devait nous accueillir avec ses amis nous attendait tout simplement la nuit suivante …. Sans doute, le quart d’heure africain.
Mardi 31, départ pour Tambaga à environ 500 km à l’est, près de la frontière du Niger. Nous avons pris nos précautions pour partir tôt et arriver avant la nuit. Mais c’était sans compter sur une crevaison puis sur les intempéries. En effet, c’est la saison des pluies et à une trentaine de km de Tambaga, nous avons dû rebrousser chemin. Il avait plu tellement fort et abondamment que la piste était impraticable et que nous avions l’impression étrange de remonter le courant d’une rivière.
Ce n’est donc que le mercredi 1er août que nous sommes arrivés dans notre village en apportant médicaments, vêtements pour enfants… Et à partir de ce moment, ce ne fut que visites, rencontres toutes plus chaleureuses les unes que les autres. Nous avons surtout beaucoup travaillé puisque nous avons pu rencontrer tous nos partenaires.
Tout d’abord,Christophe Yonli et Honorine Oboulbiga qui gèrent les parrainages. Ils nous ont donné de nombreux bulletins scolaires, nous ont présenté les comptes qui sont extrêmement rigoureux. Puis nous avons réuni toutes les filleules qui étaient au village ; nous les avons photographiées ce qui nous a permis d’envoyer aux parrains concernés photo et éventuellement courrier.
Puis ce fut le tour de l’association de femmes : réunion très chaleureuse, pleine de rires, après l’eau de bienvenue à l’ombre d’un grand arbre.
Elles sont 12 dans l’association qui se sont d’abord lancées dans la restauration avec vente de riz mais la femme qui cuisinait a accouché et l’activité ne rapportait pas assez. Elles ont alors cherché des activités plus lucratives et se sont décidées pour la fabrication de dolo (une bière locale). Elles ont acheté le mil et le matériel avec les bénéfices. Elles s’installent sur une petite place du village et vendent une fois par semaine à tour de rôle.
Elles ont élu un bureau et se sont constituées en 3 groupes, chaque groupe a un cahier tenu par 2 responsables sur lequel elles notent précisément ce qu’elles vendent. François Lokoandé (l’abbé de la paroisse) garde les cahiers en attendant qu’elles le fassent elles-mêmes ce qui ne saurait tarder. Elles se rencontrent régulièrement pour partager et réfléchir à de nouveaux projets .

Nous avons aussi visité le centre de formation couture /tissage et rencontré les formatrices et le gardien que nous rémunérons. Le centre est utilisé par alternance. ( même pendant les vacances) Les femmes tiennent un cahier de présences et au vu de ces cahiers, elles font preuve de régularité. Elles se forment mutuellement, ont elles-mêmes acheté les tissus et les fils qui leur plaisaient et sont arrivées à écouler le gros de leur production. Restent cependant des pagnes tissés. Des pagnes en coton ne seraient pas rentables étant donné qu’on en trouve maintenant à un prix dérisoire qui viennent du Qatar !
Elles ont ce qu’il faut pour redémarrer en novembre, les machines ont été révisées et sont entreposées à l’abri de la pluie et de la poussière. Elles ont une caisse commune qui est utilisée en cas de besoin.
Outre la formation couture et tissage, elles ont cotisé pour recevoir une formation en alphabétisation et en vie sociale.

L’économe du collège nous a également reçus : il nous a donné tous les justificatifs prouvant que notre action en faveur de la cantine a été très efficace. Les parents d’élèves nous ont d’ailleurs invités à un pot agrémenté de brochettes particulièrement savoureuses.
La veille de notre départ, nous avons organisé des jeux dans la cour de la mission où nous étions hébergés. Nous avions apporté des billes, des ballons, de la pâte à modeler, des cordes à sauter… et une centaine d’enfants sont venus faire éclater leur bonheur.
C’est donc un peu tristes mais en même temps satisfaits que nous avons quitté Tambaga. Tristes de quitter ces gens qui n’ont rien et qui nous donnent tant. Satisfaits parce que nous avons pu constater que ce que l’association Yennega a entrepris fonctionne bien, que les comptes sont clairs et que les gens du village se sentent aidés et non assistés.

Après une journée de voyage, nous sommes rentrés à Ouagadougou pour nous rendre le mardi 8 août vers le village de Méguet où nous avons assisté à une rencontre en présence de parents d’élèves, du maire, du représentant des parrainages, du préfet, du chef du village, de représentantes des femmes et des élèves.
Là encore, ce fut une rencontre ouverte, intéressante et enrichissante.
Toutes les filleules parrainées passent en classe supérieure et nous avons rapporté de nombreux courriers qui vont parvenir aux parrains.
L’association des femmes est particulièrement dynamique ; elles pratiquent essentiellement deux activités : le commerce et l’élevage (une cinquantaine de cochons). Les remboursements de microcrédits se font régulièrement et elles réinvestissent dans l’une ou l’autre activité.
Elles veulent entreprendre une formation de fabrication du savon ; le capital acquis ne suffisant pas, elles nous donnent un devis qui sera étudié au prochain CA.
Le maraîchage va repartir puisque le barrage est réparé.
L’aide à la cantine devrait aussi fonctionner la prochaine année scolaire comme cela a été fait à Tambaga.
Après cette réunion, le maire, Pierre Kaboré, nous a reçus dans la mairie puis nous avons été conviés à repas collectif et chaleureux chez lui. A l’issue de ce repas, les parents d’élèves sont venus nous offrir à chacun un cadeau personnel.
La journée fut donc constructive. L’association Yennega avait des problèmes de communication avec ce village et nous avons été mutuellement satisfaits des échanges que nous avons pu avoir. Nous avons dissipé les malentendus et éclairci la situation.
Après tous ces jours de « travail », nous nous sommes offert quelques jours de tourisme : Bobo-Dioulasso, les cascades de Banfora, les pics Sindou et le village de Tiébélé aux cases décorées par les femmes. Nous avons découvert un Burkina vert, avec des rizières, des champs de canne à sucre, une végétation parfois luxuriante.

Malgré la chaleur humide, les piqûres de moustiques … et les ennuis intestinaux, notre séjour au pays des Hommes Intègres s’est donc bien déroulé et le 14 août nous avons retrouvé la fraîcheur marnaise, la pluie , mais sans les moustiques.

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