Bulletin n° 18 JANVIER 2012

  • Pour débuter l'année 2012, nous avons recueilli le témoignage de l'une des filleules parrainées par l'association : elle nous raconte une de ses journées dans son village. Cette journée se déroule à Méguet mais elle pourrait tout aussi bien se dérouler de la même façon à Tambaga ou dans tout autre village du Burkina.
  • Bonjour, je m’appelle Nadège Andog Naba, je vis au Burkina Faso ; mon père est décédé il y a très longtemps, je suis en cinquième au collège de Méguet.
    Je vis avec ma mère et mes trois grandes sœurs ainsi qu’avec la deuxième coépouse de mon père et ses filles ; la troisième coépouse a préféré repartir à Ouagadougou à la mort de mon père.Ma mère travaille beaucoup.
    Le matin, je me lève à 5 h30, peu avant le lever du soleil, et avec elle je vais chercher l’eau au forage à 3 kilomètres avec une brouette et un bidon de 50 litres, la pompe est manuelle et c’est dur de rentrer à la maison.
    Mes sœurs ont été ramasser du bois pour préparer le petit déjeuner en allumant le feu, quand il y a quelque chose à manger... riz, mil ou insectes.
    Je pars aussitôt au collège car les filles doivent faire le ménage et nettoyer les tableaux sur lesquels le maitre écrit à la craie.J’ai de la chance car le collège n’est pas loin pour moi ; j’ai des copines qui font 5 a 10 kilomètres à pied pour l’atteindre tous les jours .
    Les cours commencent à 8 heures, nous sommes entre 90 et 120 élèves par classe. Les tables sont faites pour 3 élèves, seul celui du milieu a le livre et il faut suivre sur le livre ou le tableau .Le midi on a ou pas à manger en fonction des dons de l’état et de ce que nos parents peuvent payer.Le soir on rentre vers 18 heures, il fait déjà nuit ; les corvées familiales nous attendent et pour faire les devoirs c’est très difficile sans électricité. Heureusement, ma marraine m'offre des cours de rattrapage pendant les vacances.Dès le début de la saison des pluies, nous partons tous filles et garçons avec nos mères cultiver les champs, jusqu’aux récoltes, et ensuite nous reprenons le chemin de l’école.
           

Quelques chiffres et quelques mots pour compléter

  • Pourcentage de population sous-alimentée (2004) 15%
    Indicateur de pauvreté (2006) 58,3
    Taux d'alphabétisation 15 ans et +(2007) 28,7%
    Taux de scolarisation en primaire (2006) 45%
    Population de moins de 15 ans (2011) 45,8%
    Population de plus de 64 ans (2011) 2,5%
    Espérance de vie (2011) 53,70 ans
    Population ayant accès à l'électricité (2009) 14,6%





    Au Burkina, on distingue trois saisons caractéristiques : une saison sèche et "fraîche", de la mi-octobre à la fin février ; une saison sèche et chaude, de mars à juin ; et une saison des pluies, de juin à septembre. Cette saison des pluies pendant laquelle le Burkina devient exceptionnellement vert, est également appelé hivernage.
    Au début de cette saison, les paysans préparent le sol et espèrent les premières pluies. Cette période est aussi appelée l'époque de soudure, durant laquelle les récoltes de l'année précédente s'épuisent tandis que sont attendues les pluies qui feront germer les semis pour la récolte suivante.
    Le sorgho (ou gros mil) se présente sous la forme de hautes tiges (atteignant parfois 5 m)surmontées d'une grappe. Récoltées environ 5 mois après semis, ces grappes sont gardées dans le grenier et égrenées au fur et à mesure des besoins.
    La base de l'alimentation est le tô : pâte blanche préparée avec de la farine de mil ou de sorgho, cuite dans de l'eau et accompagnée d'une sauce épaisse aux ingrédients divers (oseille, feuilles de baobab, de chou, épices diverses). La sauce peut être parfois complétée (mais rarement) d'un morceau de viande de boeuf, plus couramment de mouton ou de chèvre.


  • Tous à vos agendas ! Yennega organise sa 5ème randonnée pédestre le dimanche 1er avril 2012 au départ de Fontaine-sur -Ay. 3 parcours vous seront proposés dès 8h30
  • Séjour au Burkina
    Le 10 mars 2012, une équipe composée de six membres de l'association ( Mireille Marre, vice-présidente, Anne-Marie Chapput, responsable parrainages Tambaga, Claudine Demarle, secrétaire et leurs époux) se rend au Burkina. Si vous voulez faire parvenir un courrier ou un petit cadeau à votre filleule, merci de nous contacter avant le 4 mars (afin que nous puissions évaluer la charge de nos bagages)

ASSOCIATION YENNEGA
Siège Social :
1, Rue de Courcy
51450 BETHENY
Téléphone : 03.26.02.04.56
Adresse e-mail :
andaalma@wanadoo.fr
mallaisy.michele.@wanadoo.fr

Bulletin n° 17 JUILLET 2011

Assemblée générale du 13 mai 2011

La Présidente, Michèle Mallaisy, remercie les membres présents avant d'évoquer les événements qui se sont déroulés au Burkina Faso : contestations qui demandent
plus d'égalité et de justice sociales. La situation semble maintenant stabilisée, nous sommes arrivés à garder les contacts mais nous restons vigilants .
Elle présente ensuite le rapport moral en soulignant l'évolution constante du nombre de filles parrainées et le nombre croissant d'aides apportées aux femmes depuis la création de YENNEGA en 2003.
(nous sommes passés de 9 parrains à 103 parrains,
46 donateurs pour l’année 2010).
Sont ensuite rappelées les difficultés auxquelles sont confrontées les filles scolarisées et est abordé le problème
du grand nombre de femmes qui meurent de complications liées à leur grossesse,
plus de 2000 chaque année au Burkina Faso

RAPPORT D'ACTIVITE

Notre action en France

5 conseils d'administration et constitution du bureau selon les nouveaux statuts : M. Mallaisy, M. Marre (présidente et vice-présidente), M. Flament et A. Martin (trésorier et trésorière adjointe), C. Demarle et D. Valade (secrétaire et secrétaire-adjointe); 2 bulletins aux adhérents, rencontre d'autres associations d'une délégation burkinabé à St Memmie, présence aux assemblées générales de Fassol et Savoirs au Burkina ; participation au festival Africa Fismes,
à la brocante et la fête des associations à Bétheny, organisation de notre quatrième randonnée .
Notre site est toujours alimenté avec les infos et bulletins
mis en ligne régulièrement

Notre action au Burkina

Les communications téléphoniques et épistolaires ne sont pas toujours faciles et nous regrettons aussi le peu de séjours de la part de notre assoc au Burkina : ce serait bien s'il y avait des membres chaque année dans les deux villages..

Parrainages

Dominique Valade, responsable parrainages sur Méguet
tient d'abord à s'excuser auprès des parrains qui peuvent regretter de ne pas avoir beaucoup de nouvelles. Mais il
est assez difficile d'avoir des renseignements, les derniers courriers datant du mois d'octobre 2010.
Il y a 58 filleules : 8 en lycée, 25 en collège, 23 en primaire
et 2 qui seraient en études supérieures. Les informations manquent de précision car les bulletins reçus n'étaient pas forcément ceux de fin d'année et certains résultats ne concordaient pas avec les indications de scolarisation. A priori, il y aurait eu 1 succès au bac et 2 au BEPC.
Environ 15 élèves doubleraient en primaire.
1 fille a été radiée car elle s'est mariée, 1 a été radiée car elle n'a pas profité de sa 2ème chance.
La responsable termine sur une note d'espoir :
un nouveau correspondant peut épauler notre intermédiaire au village et une liste de 10 filleules à parrainer vient d'arriver.

Anne-Marie Chapput, responsable des parrainages présente la situation sur Tambaga : 74 filleules dont 52 au village (35 en primaire, 17 dans le secondaire) et 22 à l'extérieur (1 en primaire, 19 dans le secondaire, 2 à l'université).

En juin 2010, 9 filleules ont eu le CEP, 1 le BEPC sur 12 candidates, aucune réussite au BAC sur 6 candidates dont 3 redoublantes, 1 a été admise à l'école de police .
Sur l'ensemble des filleules : 41 passages en classe supérieure ( 1 tableau d'honneur pour 1 fille en 6ème ), 17 redoublements et 1 filleule quitte le parcours scolaire pour raison de santé .
Pour rappel : après consultation des bulletins confirmant un manque de travail malgré plusieurs redoublements pour quelques filleules, nous avons mis en place ce que l'on appelle " la dernière chance " ,12 filles étaient concernées. N 'ayant pas obtenu le passage en classe supérieure ou l'examen , 10 ont été radiées, 1 a réintégré le cycle normal après des cours du soir, et la dernière de la liste a " sauvé" son année . 1 fille à qui nous avons offert 1 machine à coudre suite à l'obtention de son examen couture est de retour au village et exerce son métier .

Cette année, 6 filleules vont passer les épreuves du BEPC et 5 vont passer celles du BAC en juin .
Les 2 étudiantes à l'université redoublent la 1ère année
de sociologie. L'une tout de même obtenu 8 modules / 13
et dit avoir rencontré des difficultés lors des dissertations .
Il va se mettre en place 1 association d'étudiants
afin de venir en aide aux débutants .

En ce qui concerne la cotisation parrainage nous avons jugé bon d'établir 1 barème pour la subvention parrainage :
une somme différente est versée aux parents en fonction du niveau scolaire de la filleule sachant que le coût de l'inscription scolaire et des fournitures est variable d'une classe à l'autre. Nous versons donc :
CP : 15€ ( achat d'1 livre ); CE1 /CM2 : 25€ ( 4 livres );
Collège : 35€ ; Lycée et Fac : 42€
Le taux est basé sur le coût de l'enseignement public .

Pour la correspondance, il y a régulièrement des retardataires dans l'envoi de courrier , voire pas de courrier du tout et devant les demandes constatées des parrains , il a été proposé d'établir 2 dates butoir ( décembre et juin ) dans l'année pour la rédaction du courrier .

Constat à ce jour : une nette amélioration se fait ressentir car tous les parrains ont reçu 1 courrier depuis la rentrée .



" Donc parrains et marraines pour entretenir cette correspondance , nous comptons sur vous "
N.B. Pour les parrains de Tambaga, quand vous adressez un courrier ou un mandat à votre filleule, il faut retirer "Madame" devant Thérèse Oboulbiga et ajouter Oumouni entre Christophe et Yonli
Associations de femmes
A Méguet, les travaux pour le maraîchage sont terminés : 2 puits cimentés , parcelles délimitées. Les femmes vendent maintenant leurs produits : oignons, choux, tomates, poivrons
Les religieuses auraient acheté machine à coudre et fils (270 euros envoyés en janvier 2010) mais à cette date aucun justificatif malgré nos nombreux appels. 5 élèves suivent une formation couture et broderie

A Tambaga, en ce qui concerne l'extraction d'huile, les femmes éprouvent des difficultés pour écouler l'huile de sésame beaucoup trop chère ; elles se débrouillent avec le mortier pour huile arachide qui se vend bien.
Au centre de formation, les machines à coudre ont été réparées, les femmes vendent leurs produits et vont mettre une petite somme de côté chaque année pour subvenir à l'entretien du matériel.

27 femmes suivent la formation tissage et 10 la couture. Des candidates au tissage ont été refusées en raison du nombre des métiers et de la taille de la salle

La formation teinture, d'abord retardée en raison de la toxicité des produits pour les femmes enceintes ou qui allaitaient a eu lieu fin janvier et a concerné une trentaine de femmes.
Les autres activités continuent sans problème dans les deux villages : restauration, petit élevage et vente de savons.

Cantines

Pour rappel, nous aidons la cantine des 2 collèges depuis 2007 (avec parfois une interruption faute de justificatifs). Cette année, nous avons accordé une subvention de 800 euros à chaque collège.
Seulement, depuis 2 ans, nous sommes confrontés à un problème auquel nous n'avions pas pensé . En effet, notre aide a accéléré la rupture des vivres à cause du plus grand nb d'élèves inscrits et aussi par le fait que des élèves prenaient deux repas ; de plus, les établissements ne peuvent s'approvisionner que dans une centrale d'achats liée à l'état.

Projets

Notre plus gros projet serait de faire des travaux de réfection à la maternité de Tambaga (comme cela a été fait en 2004 à Méguet). Ce projet a déjà été évoqué l'année dernière mais il nous est difficile de gérer ce projet seuls et les autres associations avec lesquelles nous aurions pu travailler ont aussi leurs propres projets..

Notre autre projet serait d'aider les cantines en primaire puisque nous y avons de plus en plus de filleules; elles fonctionnaient grâce aux dotations cathwell qui tendent à disparaître et à être remplacées par dotation de l'état pour 4 mois. Notre idée serait d'attribuer une subvention comme aux collèges mais pour l'instant nous n'avons pas d'infos suffisamment fiables ni de réel intervenant pour gérer.

Le rapport d'activité est adopté à l'unanimité des membres présents et représentés

RAPPORT FINANCIER

présenté par le trésorier, Marc Flament : les comptes arrêtés au 31 mars 2011 laissent apparaître un montant de recettes de 6786,34 € (adhésions, parrainages, dons, subventions, recettes ventes et manifestations), un montant de dépenses de 9749,24 € (scolarité, frais de transport, achats artisanat, subventions aux associations de femmes, cantines)soit un solde négatif de 2963 €
Le vérificateur aux comptes ,Raymond Beaulieu, déclare qu'il peut "certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière." Il invite l'assemblée générale à donner son quitus au trésorier.

Le rapport financier est adopté à l'unanimité
des membres présents et représentés.

Pour la brocante de Bétheny qui aura lieu le 2 octobre 2011, pensez dès maintenant à nous réserver bibelots, livres, capsules, objets divers dont vous voudriez vous séparer au profit de l'association.

ASSOCIATION YENNEGA
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Bulletin n° 16 DECEMBRE 2010

Des adhérents nous rejoignent chaque année pour financer la scolarité d'une ou plusieurs filles et se posent des questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans ce bulletin consacré en priorité aux parrainages.

Pourquoi des filles ?
Selon l'Association Internationale du Développement, en 2006, au Burkina Faso, seulement 55% des filles étaient scolarisées.
La scolarité n'étant pas gratuite, les parents privilégient l'accès à l'école des garçons.
Les filles ne sont scolarisées que si les parents le peuvent et cela est aléatoire d'une année sur l'autre. Elles représentent une charge pour la famille qui peut éprouver le désir de les marier rapidement.
YENNEGA a donc été créée en 2003 pour faciliter
l'accès à la scolarité de certaines d'entre elles
et leur éviter le mariage forcé.
Le parrainage a d'abord concerné 16 filles à Tambaga,
puis 77 en 2004 (avec ajout du village de Méguet).
Pour cette année 2010-2011, nous en sommes à 134.

Pourquoi ont-elles des difficultés dans leur scolarité ?

Souvent, les parents ne parlent pas français. Elles vivent dans des cases, sans électricité et ne peuvent faire leurs devoirs. Elles habitent généralement loin de l'école et parfois n'ont pas de quoi prendre un repas le midi. Le matin, le soir et le dimanche, elles doivent s'acquitter de tâches domestiques ou travailler aux champs.
En raison des difficultés financières, leur scolarité peut être interrompue une ou plusieurs années ce qui explique un parcours parfois chaotique, un âge qui peut nous paraître élevé et des résultats médiocres, voire faibles.
Les classes sont très chargées (jusqu'à 100 élèves) faute de moyens (locaux et professeurs), il n'y a pas assez de manuels. La sélection est rude car dans les classes surchargées, les professeurs ne connaissent pas les élèves : blâme et avertissement sont alors attribués au vu des résultats sans tenir compte du profil de l'élève. L'élève n'ayant la possibilité de redoubler qu'une seule fois (malgré les difficultés rencontrées), les filles doivent alors se chercher un autre établissement loin de chez elles ce qui entraîne une surcharge financière et, pour nous, un suivi plus compliqué.
Cependant, certaines fournissent de grands efforts et nous pouvons compter des réussites : des filles sont devenues couturières, sage-femme, policière, institutrice, d'autres sont à l'université...


Comment les filles sont-elles choisies ?
Pourquoi une charte ?

En 2005, avec l'aide de nos relais nous avons établi une charte pour le choix des filleules et leur maintien dans le système du parrainage : nous avons décidé de "privilégier" les filles orphelines ou en lourdes difficultés financières, scolarisées à l'école primaire du village. Elles ont obligation d'être présentes aux cours, de travailler sérieusement et de correspondre avec le parrain.
Chaque année, nous procédons à l'étude des bulletins et en 2009, suite à des échecs répétés, à de mauvais résultats dus le plus souvent à un manque de travail, nous avons décidé de mettre en place la formule de la "dernière chance" : la filleule doit réussir si elle ne veut pas être radiée.
En 2009, nous avons aussi introduit trois nouvelles clauses : 2 filles par famille afin d'aider le maximum de parents, radiation automatique si mariage, aide limitée à l'âge de 25 ans.

Ce sont les responsables parrainages, en France, qui prononcent ces radiations afin de ne pas provoquer de problèmes pour nos relais.

Comment est utilisée la cotisation ?

Tout d'abord à payer les frais d'inscription, l'emprunt de manuels, l'achat de fournitures scolaires, de pétrole pour éclairage, d'un uniforme. Jusqu'à maintenant, nous envoyions la cotisation à nos relais qui la géraient en fonction des besoins.
Mais face aux questionnements de certains parents qui les soupçonnaient de garder de l'argent, à cause aussi du fait que la scolarité en primaire coûte moins cher qu'au collège ou au lycée (il faut alors plus de manuels), le Conseil d'Administration a trouvé plus équitable d'attribuer une somme en fonction d'un barème. Cette somme est fixée sur le coût de l'enseignement public car nous avons aussi constaté que de plus en plus de parents profitaient de notre aide pour inscrire leur fille dans le privé .
Une aide supplémentaire est aussi accordée aux filles qui sont entrées à l'université.

Rappel : nous avons fixé la date butoir fin juin pour l'appel des cotisations car nous devons être efficaces dès la rentrée scolaire.

Pour la correspondance, à qui s'adresser ?

Pour Méguet:
Dominique Valade 09 75 29 43 05
domi.valade@orange.fr s/c M. Alain Kaboré
B P 55 Zorgho
Burkina Faso

Pour Tambaga
Anne-Marie Chapput 03 26 54 56 71
geraldannemarie@aol.com s/c M. Christophe Yonli
ou Mme Thérèse Oboulbiga
Mission Catholique
B P 15 Diapaga
Burkina Faso

Que ce soit à Méguet ou à Tambaga, il n'y a ni bureau de poste, ni facteur, ni boite aux lettres. Il faut donc écrire à votre filleule par l'intermédiaire de la personne relais (voir ci-dessus) qui se rend dans la ville voisine (parfois plus d'une heure de trajet) pour récupérer le courrier et les colis.

Quand vous envoyez un colis, veuillez prévenir la responsable parrainage afin qu'elle prévienne notre correspondant et assure le suivi de votre envoi.
Si vous voulez envoyer un mandat, prévenez aussi la responsable et joignez un courrier au relais avec la somme envoyée et le nom de la filleule. D'autre part, nous vous conseillons de ne pas envoyer au-delà de 25 à 30 euros dans l'année, ce qui est déjà une somme conséquente.

Depuis la création de l'association, des progrès peuvent être constatés : il y a davantage de courriers entre les filleules et leurs parrains. Deux rendez-vous annuels vont être instaurés afin que les filles écrivent toutes. Il est important que tous les parrains répondent à leur filleule qui a, le plus souvent, besoin d'être encouragée.

ASSOCIATION YENNEGA
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Bulletin n° 15 JUIN 2010

Assemblée générale extraordinaire du 04 Juin 2010
Les nouveaux statuts envoyés à chaque adhérent ou donateur ont été adoptés à l'unanimité des membres présents et représentés.

Assemblée générale ordinaire du 04 Juin 2010
Rapport d'activité
Notre action en France

5 conseils d'administration, 2 bulletins aux adhérents, rencontres avec d'autres associations et plus particulièrement avec Maraina'Faso ( 10 étudiantes de 1ère année IUT qui font des projets pour récolter des fonds et parrainent 7 filleules) ; participation au festival Africa Fismes, à la brocante de Bétheny ,à des ventes d'artisanat ; organisation de notre troisième randonnée.
Notre action au Burkina
Les parrainages concernent 133 filles sur les deux villages : 60 en primaire, 55 au collège, 16 au lycée dont 6 en terminale, et 2 à l'université.
Depuis notre dernière assemblée générale, 2 filleules ont terminé leur formation couture ( et grâce à un don de parrain, nous avons opté pour leur acheter une machine à coudre afin de leur faciliter l'entrée dans la vie active), 18 ont obtenu le Certificat d'Etudes Primaires, 2 le Baccalauréat (3 ont échoué de très peu et il n'y a pas de rattrapage) . Il n'y a eu qu'un seul succès au Brevet des Collèges. Mais il faut dire que les effectifs des classes sont aux alentours de 80 élèves, qu'il n'y a pas vraiment de manuels scolaires, que le contrôle continu n'existe pas et que l'examen est donc un couperet.
Cependant, ces conditions difficiles ne justifient pas tous les échecs et, après consultation des bulletins 2008-2009, nous avions décidé d'accorder une dernière chance à 16 filleules qui, déjà âgées, semblent ne pas fournir tous les efforts demandés. Si à la fin de cette année scolaire, elles n'ont pas accès à la classe supérieure, elles seront radiées. En effet, en ne travaillant pas, elles prennent la place de petites qui sont dans l'attente d'être scolarisées et elles déçoivent leur parrain. D'ailleurs, nous avions déjà prononcé 5 radiations au vu des critères de notre charte.
Certaines filleules, au contraire, font le maximum pour se donner les moyens de réussir : elles passent divers concours d'entrée dans la fonction publique tout en travaillant aux champs pour vendre leur maigre récolte et payer leurs frais de dossier. De plus, si elles sont admises, elles peuvent être affectées loin de chez elles ce qui entraîne une location et des frais supplémentaires ce qui leur demande de nombreux sacrifices ainsi qu'à leurs parents.
Yennega a aussi pris la décision de ne parrainer que deux filles par famille pour aider le maximum de parents.

Les associations de femmes continuent à bien se développer.
A Méguet, l'association, composée de 120 femmes, s'adonne à la fabrication de savons, au petit commerce, à l'élevage.... et va cette année commencer le maraîchage : Yennega a financé le creusage de 2 puits maintenant cimentés, l'achat de grillage. Les parcelles sont délimitées, les cultures débuteront en août.
Les religieuses assurent une formation couture auprès d'une vingtaine de jeunes :
Yennega a financé l'achat d'une machine à coudre, de fils et de tissus.

A Tambaga, l'association composée de 23 femmes fait de la restauration, du petit commerce, de l'extraction d'huile (grâce à une formation et du matériel financés par Yennega)
Le projet de maraîchage est toujours en suspens : difficultés pour elles d'avoir un
terrain et aussi .... manque de motivation. Par ailleurs, 18 femmes suivent une formation tissage (6 ayant suivi une formation antérieure ont pu se mettre à leur compte), 6 suivent une formation couture. Elles vendent ce qu'elles confectionnent et s'entraident en cas de difficultés.
Pour rappel, pour l'année scolaire 2008-2009, Yennega a apporté une aide pour 6 mois à la cantine du collège de chacun des deux villages .
Nous n'avons reçu de Méguet aucun justificatif fiable de dépenses depuis qu'on envoie de l'argent (malgré nos demandes réitérées ). Un courrier a donc été envoyé au maire du village et à l'association de parents d'élèves. Comme nous n'avons reçu aucune réponse, aucun argent n'a été donné cette année !
A Tambaga, la cantine a commencé en février avec le solde de l'argent envoyé l'année dernière et inutilisé pour cause de ruptures de vivres. Une somme complémentaire a été envoyée en raison d'un plus grand nombre d'élèves inscrits. En fait, le système s'est faussé car des élèves prennent 2 repas aux conditions demandées ce qui accélère la rupture de vivres et pénalise les autres.
Ce problème sera discuté lors d'un prochain conseil d'administration.

L'un des projets de Yennega était de procéder, comme cela a été fait à Méguet, à la réfection de la maternité de Tambaga qui est dans un état déplorable. Il y a de tels besoins que nous ne pouvons les gérer seuls et ce projet, qui doit s'inscrire dans une action commune avec deux autres associations, est actuellement en suspens d'autant plus que les deux responsables n'exercent plus (l'une étant mutée, l'autre partie en retraite).

Le rapport d'activité est adopté à l'unanimité des membres présents et représentés.


Rapport financier

Les comptes arrêtés au 31 mars 2010 font apparaître un montant de recettes de 12 783,56 € (provenant des adhésions et parrainages, dons, subvention de la ville de Bétheny, vente d'artisanat et manifestations diverses) et un montant de dépenses de 12 288, 75 € (frais de scolarité, salaires des formatrices, aides aux femmes, achat artisanat) soit un solde positif de 494,81 €.
Actif et passif sont équilibrés et figurent au bilan pour un montant de 11 573,15 €. L'actif est constitué du seul solde disponible au compte de chèques postaux soit 11 573,15 €.
Compte tenu du montant du report à nouveau de 11 078, 34 € figurant


initialement dans les comptes et du résultat de l'exercice, le total des
capitaux propres s'élève désormais à 11 573, 15 €.
Le vérificateur aux comptes déclare qu'il peut "certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière." Il invite l'assemblée générale à donner son quitus au trésorier.

L'assemblée générale décide à l'unanimité le passage de la cotisation pour l'année 2011-2012 à 50 € (5 € pour l'adhésion et 45 pour le parrainage).

Le rapport financier est adopté à l'unanimité des membres présents et représentés.

Elargissement du Conseil d'administration

L'assemblée générale accepte les candidatures de Yolène Bayle et de Francine Matthieu qui sont alors élues à l'unanimité.
Pour la brocante de Bétheny qui aura lieu le 3 octobre 2010, pensez dès maintenant à nous réserver les bibelots, livres, capsules, objets divers dont vous voudriez vous séparer au profit de l'association. Nous pouvons même aller chercher si vous nous contactez.

Un compte-rendu plus détaillé
de toutes les rencontres peut être envoyé à chacun d’entre
vous si vous le souhaitez (claudine_demarle@yahoo.fr )
(03 26 82 51 86)

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Bulletin n° 14 Décembre 2009

Cet été, des membres de l’association se sont rendus au Burkina Faso et vous rendent compte de leur séjour.

Mardi 28 juillet 2009, très tôt le matin, nous sommes sur le pied de guerre, bien décidés à partir rapidement pour rejoindre Tambaga. Notre chauffeur, Saïdou, nous attend dans un véhicule qui ne semble pas de première jeunesse mais « il n’y a pas de problème », nous assure le loueur. Paperasseries, change de notre argent, vérification huile et pneus, embouteillages : c’est déjà le milieu de la matinée quand nous quittons Ouagadougou…
Et à 14 heures, nous sommes dans la cour de la gendarmerie de Fada. En effet, on nous a dit que des coupeurs de route sévissaient entre Fada et Kantchari et qu’il était plus prudent de se faire escorter. Malheureusement pour nous, l’escorte est partie à midi, l’autre repart à 16 h, beaucoup trop tard pour nous. Mais si nous voulons, il suffit de payer 150 000 CFA (230 €) et nous avons notre protection particulière ! Nous expliquons alors que nous sommes membres d’une petite association, que nous voyageons sur nos propres deniers, que c’est une somme importante etc… Et après discussion avec notre chauffeur, nous décidons de partir. Les 150 km qui séparent Fada n’Gourma de Kantchari se font alors dans une inquiétude certaine : nous guettons, silencieux, les virages dans lesquels il faut ralentir, les bosquets, les quelques voitures qui nous dépassent. Ce serait quand même bête d’être dépouillés avant d’arriver. Mais voilà Kantchari avec son policier zélé qui veut tous nos passeports, qui nous retarde encore. Et c’est à la nuit presque tombée que notre chauffeur, contre son gré, repart vers Diapaga où nous sommes soulagés d’arriver après un trajet sur une piste rendue difficile par les pluies.
Ce n’est donc que le lendemain en fin de matinée que nous arrivons à Tambaga. Nouveau problème : où nous loger ? Nous avions prévu un hébergement mais pas de lumière et cuisine dans un état si poussiéreux que nous renonçons à la nettoyer. Il y a bien un autre endroit possible mais sans eau ! Après réflexion, nous resterons donc ici, prendrons nos repas à la mission en compagnie de Théophile Tindano et … nous nous coucherons tôt.
Les jours s‘enchaînent ensuite rythmés par les pluies parfois violentes et les rencontres avec le maire du village, le préfet, le chef, nos correspondants sur place, plus précisément Christophe Yonli et Honorine Oboulbiga, responsables des parrainages, l’association de femmes et celles du centre de formation.
Lors d’une réunion avec les filleules, nous revenons plus particulièrement sur le respect de la charte : elles doivent travailler, écrire au moins deux fois dans l’année à leur parrain. Deux ont réussi au baccalauréat et vont entrer à l’université. Mais certaines, au vu de leur bulletin, sont exclues, d’autres ont une dernière chance : elle se doivent de progresser cette année. Dans le cas contraire, leur parrainage sera attribué à une plus jeune et plus volontaire
L’association des femmes se porte bien et s’est agrandie : un groupe fait de la « restauration » et vend du dolo (bière artisanale) ; un autre extrait de l’huile avec du matériel acheté par l’association. Au centre de formation, deux ateliers poursuivent leur activité : tissage ou couture. Les femmes vendent leur production et six d’entre elles ont pu se mettre à leur compte.
Nous rencontrons l’accoucheuse à la maternité et faisons un état des lieux pour une aide éventuelle. Nous rencontrons également le proviseur et l’économe du lycée qui nous donnent le bilan de l’aide à la cantine.
A chaque fois, nous pouvons constater les résultats de l’action de Yennega. Cela se voit surtout avec les femmes qui ont acquis une certaine autonomie.
Nous avons pu participer un peu à la vie du village et pendant ce court séjour, comme les autres fois, nous avons été émus par la générosité de ces gens qui ne font qu’un repas par jour et qui nous ont offert des œufs, des volailles pour nous remercier.
C’est donc avec une légère tristesse que nous quittons Tambaga mais de nouvelles aventures nous attendent. D’abord, la voiture ne démarre pas. Heureusement, le providentiel Théophile, avec le seul véhicule du village nous tracte et au bout de quelques efforts, nous partons. Ensuite, nouvel arrêt : notre chauffeur a une crise de paludisme.... Nous sommes en pleine nature ; allons-nous redémarrer ? Ouf, tout va bien et en milieu d’après-midi, nous arrivons à Namoungou où nous attend Bruno Soubeiga, avec lequel nous avons créé l’association.

Le lendemain matin, attirés par le nom de Gorom-Gorom et son marché, nous décidons de nous offrir deux jours de tourisme. Les pistes sont praticables et Saïdou est content de rouler car à Tambaga nous n’avons pas eu à sortir du village. Mais le « véhicule fiable » ne démarre pas ! Garage, « ce n’est pas grave, il y en a pour une heure ! » Midi : « c’est l’embrayage, on n’a pas la bonne pièce, elle va arriver… demain matin. ». Nous prenons notre mal en patience, presque heureux d’être en panne ici plutôt qu’en pleine brousse ; nous en profitons pour visiter la ville, et même pour rencontrer au hasard des rues … le prince de Fada !
Deuxième jour : « il faut une autre pièce » Ras le bol ! Coup de téléphone au loueur « pas de problème, je vous envoie un autre véhicule pour midi ». Nouvelle attente. Soudain, surprise, notre véhicule est réparé mais il nous faut payer la facture ! En tout cas, le tourisme, c’est fini !
Nous prenons alors la route pour Méguet où nous attend Alain Kaboré qui nous accueille chaleureusement et se montre disponible malgré les travaux des champs à cette période de l’année. Il nous héberge dans une maison proche de la sienne. Nous nous rendons sur le terrain du futur jardin des femmes qui sera créé avec la participation financière de Yennega, lieu magnifique en cette saison des pluies. Alain nous explique que les forages doivent d’abord être faits et que cela n’est pas facile dans cette région proche du Sahel. La soirée, très conviviale, se passe avec Alain et son épouse.

 

 

 

Et le lendemain, journée chargée : visite des mines d’or, rencontre avec l’association des femmes, avec les filleules, avec les religieuses, visite de la savonnerie, du marché et repas avec le maire, Pierre Kaboré.
L’association des femmes est toujours aussi dynamique : fabrication de savons, petit commerce, élevage et elles pourront l’année prochaine commencer le maraîchage. Nous voyons les comptes particulièrement bien tenus et le matériel que nous avons acheté en parfait état.
Nous rencontrons aussi les filleules, en présence de nombreux pères, et nous leur tenons le même discours qu’à Tambaga. Nous sommes reçus par les religieuses qui forment des jeunes filles à la couture et à la broderie et nous envisageons une aide éventuelle.
Les gens de Méguet sont déçus que nous ne restions pas plus longtemps. Nous le regrettons aussi mais nous rappelons que Yennega intervient sur deux villages, que personne d’autre que nous ne va à Tambaga, (et nous n’y allons que tous les deux ans), que d’autres membres de l’association vont venir dans les mois suivants.
Et c’est le retour sur Ouaga où nous passons deux jours environ à acheter l’artisanat que nous allons rapporter et vendre au profit de l’association.
Notre séjour est terminé, nous avons vaincu les coupeurs de route, les pannes de voiture, les moustiques, les ennuis intestinaux, les pluies et les pistes difficilement praticables, la chaleur moite …. Nous n’avons fait que travailler pour l’association mais nous sommes heureux des résultats.

Anne-Marie et Gérald Chapput, Aline, Claudine et Michel Demarle

Un compte-rendu plus détaillé
de toutes les rencontres peut être envoyé à chacun d’entre
vous si vous le souhaitez (claudine_demarle@yahoo.fr )
(03 26 82 51 86)


Le temps passe, nous avons beaucoup à faire... mais certaines filleules n'ont que rarement du courrier. Elles ont besoin d'être encouragées. N'hésitons pas à leur envoyer un petit signe de temps en temps.


Pour récupérer des fonds, nous avons vendu de l’artisanat au festival Africa-Fismes, lors d'expositions en Lorraine et participé à la brocante de Bétheny.

Nous organiserons notre troisième randonnée au profit de l’association le 28 mars 2010. Alors, préparez vos chaussures de marche ! Vous serez de nouveau accueillis avec café et petits gâteaux faits maison.

Rappel : pour la brocante de Bétheny, nous récupérons capsules, vêtements, jouets, livres, meubles… (possibilité d’enlèvement par nos soins)


Les Membres du Conseil d’administration vous souhaitent
à tous une excellente année 2010.

ASSOCIATION YENNEGA
Siège Social :
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Bulletin n° 13 Mai 2009

Compte-rendu de l’assemblée générale
du 15 mai 2009

Tout d’abord, la présidente, Michèle Mallaisy remercie les personnes présentes à notre sixième assemblée générale. Ensuite elle évoque rapidement les problèmes de la crise alimentaire dans le monde et plus particulièrement au Burkina Faso avant de donner la parole à Alain Kaboré, relais de notre association dans le village de Méguet. Une discussion intéressante s’engage alors avec les adhérents sur l‘école, les parrainages, l’association de femmes et les difficultés de vie au Burkina Faso. La question étant de savoir de quoi les Burkinabés ont le plus besoin…

Rapport d’activité

En France, il y a eu la tenue de 5 conseils d’administration, la participation au chrono champenois, à la brocante de Bétheny, au forum des associations et l’organisation de notre deuxième randonnée pédestre. Nous avons également rencontré l’association « Savoirs au Burkina » pour l’équipement de la salle commune à Tambaga et apporté notre soutien à l’association Fassol.
Deux bulletins ont été envoyés à tous les adhérents.

L’association Yennega contactée pour signer une convention avec une importante entreprise commerciale a refusé la manne proposée par volonté de rester indépendante et par crainte de se retrouver dans une situation difficilement contrôlable si les engagements de la dite société n’entrent pas dans la ligne de notre association.

Au Burkina
Les parrainages sont en légère augmentation chaque année. Neuf nouveaux parrains dont une classe de l'IUT de Reims viennent compenser les huit radiations. C'est donc 101 parrains qui nous accompagnent dans notre action en scolarisant 124 filles : 57 en primaire, 41 au collège dont 17 qui passent le BEPC, 20 dans le secondaire dont 5 qui passent le Bac, 2 en formation de couturière (dernière année) dont une qui vient d'obtenir son diplôme et travaille dans un atelier, 3 en enseignement technique, 1 en école nationale d'enseignement primaire.

Le Ca a décidé d’apporter de nouveaux critères à la charte de parrainage : l'âge limite d'aide à la scolarisation est fixé à 25 ans et le mariage de la filleule entraîne sa radiation
Ces décisions ont été prises suite à l'annonce de 9 filles mariées au moment de la rentrée scolaire (filleules âgées de 23 à 27 ans). Ces jeunes filles ont subi plusieurs échecs successifs pour finir par abandonner l'école. C'est pourquoi il nous a semblé plus constructif de parrainer en priorité des filles scolarisées en primaire, cela leur apporte une scolarité régulière voire une stimulation dans leur parcours scolaire et entraîne des résultats.
Depuis la création de l'association Yennega en 2004, nous sommes passés de 16 filleules ( d’abord sur le seul village de Tambaga) en 2004 à 124 filleules en 2008/2009.
26 filleules ont obtenu leur BEPC, une fille enseigne en école primaire depuis un an, deux filles ont obtenu leur diplôme de couture en 2008, une son diplôme à l'Ecole de la Santé en 2005 et exerce comme sage-femme en brousse. Une fille a obtenu son concours pour l'Ecole de Police (Méguet)

Sur Méguet, la moyenne d'âge des filleules en 2005-2006 était de 11 ans, pour s'élever à 13 ans en 2008-2009.
Sur Tambaga, la moyenne d'âge des filleules en 2005-2006 était de 16,5 ans pour descendre à moins de 15 ans en 2008-2009.

Informations sur les modalités de correspondance entre filleules et parrains/marraines :
Nos coordinateurs burkinabés nous font part de la réticence de certaines filles pour écrire à leur parrain car elles n'obtiennent pas de réponse. Nous rappelons donc que l’échange de correspondance est attendu de part et d'autre. L'envoi de courrier est à effectuer par le parrain.
De plus, il faut nous donner l'information lors de l'envoi d'un colis car nous pourrons suivre son acheminement et obtenir des informations concernant sa réception.

¤ associations de femmes : A Méguet, les contacts ont encore été difficiles mais avec la venue d’Alain Kaboré, les problèmes ont été vus et la situation va s’arranger. L’association de femmes qui se consacre à l’élevage de porcs, au maraîchage et à la fabrication de savons est très dynamique et autonome.
A Tambaga, les femmes ont entouré, à l’aide de leurs bénéfices, la case que nous leur avons construite et elles continuent à vendre du dolo et de la soupe. Un projet de fabrication de savon et d’extraction d’huile a été envisagé mais reporté suite à des devis « exagérés ».


centre de formation : (à Tambaga) Il fonctionne de nouveau depuis fin septembre ; nous contribuons aux salaires des formatrices et du gardien, mais les femmes sont autonomes pour l’achat des fils et tissus.

crise alimentaire : L’été dernier, le Burkina a été touché par la famine. 600 euros ont été envoyés à chaque village ce qui leur a permis d’acheter du mil et de le distribuer aux plus nécessiteux ou de le vendre à un prix social aux autres. Ils ont également reçu 2 sacs de 25 kg de complément alimentaire à donner aux enfants malnutris.

cantine : Comme les deux années précédentes, nous avons apporté notre aide aux cantines des deux collèges d’abord pour 4 mois ; ensuite, au vu de notre trésorerie, nous avons ajouté deux mois supplémentaires.
Le problème des cantines se pose également dans les écoles primaires. Dans certains villages du Burkina, les parents s’associent pour cultiver et fournir les cantines. C’est la raison pour laquelle nous aimerions intensifier le maraîchage.

Grâce à la subvention de la ville de Bétheny, nous avons pu faire partir du matériel médical, des vêtements, le complément alimentaire dans deux containers.

Nos projets sont de poursuivre la scolarisation en fonction des conditions évoquées dans la charte et l’aide aux associations de femmes, d’instaurer le maraîchage à Tambaga et de participer à la réfection de la maternité de Tambaga comme cela a été fait à Méguet à la suite de pluies diluviennes.

Le rapport d’activité est approuvé à l’unanimité.

Rapport financier

Le trésorier fait apparaître un rapport détaillé. Les comptes arrêtés au 31 mars 2009 font apparaître un montant de recettes de 9721,76 € (provenant des adhésions et parrainages, dons et soutiens, subventions, vente d’artisanat et manifestations) et un montant de dépenses de 10 965,02 € (frais de scolarité, salaires des formatrices, aides aux femmes, aides aux cantines, lutte contre la famine). Mais compte tenu du report de 12 321,60 € figurant initialement dans les comptes et du résultat de l’exercice, le total des capitaux propres s’élève désormais à 11 078,34 €.

Le vérificateur aux comptes déclare qu’il peut « certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé, ainsi que de la situation financière ». Il invite l’assemblée générale à donner son quitus au trésorier.

Le rapport financier est voté à l’unanimité.
Le vérificateur aux comptes, Raymond Beaulieu, est reconduit à l’unanimité.

Marie-Alice Convard et Mireille Marre sont élues administrateurs stagiaires par l’assemblée générale.
Le bureau est réélu à l’unanimité

M. Bartholomé, conseiller municipal, nous assure du soutien de la mairie de Bétheny et se réjouit de constater le dynamisme de notre association et le grand nombre de participants à l’assemblée générale.

Les Chapput - Demarle se rendent au Burkina au mois d’août. Contactez-les pour l’envoi d’un courrier ou d’un petit cadeau à votre filleule.

ASSOCIATION YENNEGA
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Bulletin n° 12 Decembre 2008

La famine au Burkina
Le Burkina Faso n’a pas été épargné par la crise des céréales et la famine. Et bien que cela ne réponde pas aux objectifs de notre association, nous ne pouvions pas rester insensibles et nous avons apporté de l’aide aux deux villages de Méguet et Tambaga. Nous avons envoyé 600 euros à chaque village : du mil a pu être acheté et revendu à un prix social, voire simplement distribué aux plus démunis

Parrainages et charte de scolarité
Lors de la réception des bulletins scolaires, nous avons appris que 9 filles parmi les plus âgées se sont mariées. Certaines ont arrêté la scolarité en cours d’année. Par conséquent, le CA a décidé d’apporter quelques critères supplémentaires dans la charte parrainages :

  • l’âge limite d’aide à la scolarité est fixé à 25 ans (sauf cas exceptionnels qui pourront être examinés en CA)
  • le mariage de la filleule entraîne
    sa radiation immédiate

C’est pourquoi des réajustements sont nécessaires afin d’apporter un équilibre pour la pérennité des parrainages

La radiation est aussi possible si aucun courrier n’est adressé au parrain.
Nous tenons à rappeler que les parrains sont invités à écrire, cette correspondance est importante pour les filleules qui se sentent ainsi soutenues.
Nos collaborateurs burkinabés veillent à ces échanges ainsi qu’au suivi scolaire de chaque fille. Mais du fait de l’éloignement de certaines filleules, leur tâche se révèle parfois difficile. Notre priorité reste la scolarisation dans un établissement de proximité ; cependant un éloignement est parfois nécessaire.
En effet, au-delà de deux doublements dans le même établissement, la filleule est exclue et doit retrouver une autre structure. Son choix s’arrêtera sur une localité où un membre de sa famille ou un tuteur pourra l’accueillir. Elle peut se retrouver alors parfois à plusieurs centaines de km de son village (elle ne rentre qu’aux vacances) et bien souvent elle doit participer aux tâches ménagères afin d’acquitter ses repas ou son hébergement. Ces conditions peuvent aussi expliquer des résultats scolaires médiocres…

Responsables parrainages
Pour Méguet : Dominique Valade 42, rue du Vieux Colombier 51100 Reims (09 75 29 43 05)
Pour Tambaga : Anne-Marie Chapput 58, rue de Montlhéry 51200 Epernay (03 26 54 56 71)

 

Parrainages et renouvellements

L’année scolaire au Burkina-Faso commence en Octobre.
Nous avons constaté un décalage important entre la réception de certains parrainages et les fonds qu’il nous faut envoyer fin Août dernier délai.
Cette année, nous avons envoyé les appels de cotisation au mois de février et 19 parrains (à peu prés le même nombre que l’année dernière) n’ont pas encore réglé leur contribution. Nous en étions, au mois de novembre, à la 3ème relance, ce qui est tout à fait anormal. Nous avons donc décidé que sans réponse de leur part avant le 31 Décembre 2008, nous prendrions acte de leur volonté de quitter notre Association.
En effet, il nous faut tenir compte de nos filleules : leur trouver un nouveau parrain ne se fait pas du jour au lendemain ; d’autre part, nous ne pouvons continuer durablement de faire l’avance de ces fonds, en laissant, en plus, s’instaurer un chevauchement d’une année sur l’autre dans le règlement des cotisations.

Il nous apparaît donc nécessaire de fixer une date butoir (peut-être le 31 Août de chaque année) pour la réception des parrainages (cette proposition sera soumise à la prochaine AG).
Subventions ou indépendance ?
L’association a été sollicitée par une importante entreprise privée qui souhaitait nous apporter des fonds après signature d’une convention. Le Conseil d’administration, craignant que l’association ne perde son indépendance et soit contrainte à gérer des projets incontrôlables a préféré refuser cette manne. Nous pensons, en effet, que YENNEGA doit garder une dimension humaine et ne pas se retrouver liée à une société commerciale quelle qu’elle soit.

Container

La mairie de Bétheny nous ayant accordé des aides pour l’envoi d’un container, nous avons pu, cet été, faire partir du matériel médical, des vêtements, de la laine et surtout du complément alimentaire destiné aux nourrissons.
Mais l’acheminement par container est problématique : nous ne savons jamais précisément quand le chargement est arrivé, il est parfois longuement bloqué en douane, il faut ensuite l’évacuer rapidement et le transporter dans les deux villages ce qui augmente considérablement le coût du transport.


A vos chaussures de rando…

YENNEGA organisera, pour sa deuxième édition, une randonnée le 5 avril 2009. Notez cette date dès maintenant dans votre agenda !

ASSOCIATION YENNEGA
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Les membres du Conseil d’administration vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’année et vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2009

 

Bulletin n° 8 Novembre 2006


Un Burkinabé à Bétheny

Comme ils y étaient invités, un certain nombre de parrains sont venus le 1er septembre rencontrer Saïdou Dipama, à la salle des fêtes du Petit Bétheny. Celui-ci était accompagné de Maryse Serniclay, qui l’a présenté, et d’autres administrateurs.
Saïdou est un Burkinabé ami de notre Association. Educateur lui-même, il connaît bien les problèmes de société de son pays et notamment d’éducation, d’enseignement, de santé… Durant plusieurs heures, il a répondu gentiment à toutes les questions les plus diverses que les parrains ont pu lui poser.
Il a tenu d’entrée à remercier tous et toutes pour l’aide apportée aux jeunes filles et leur permettre ainsi d’étudier et d’échapper aux mariages prématurés, réservés souvent à celles restant « à la maison ».

Les difficultés

Saïdou a fait comprendre ensuite toutes les difficultés qu’il y a à étudier pour les jeunes filles, dans une société très différente de la nôtre.

Les difficultés sont multiples, les principales sont reprises ici :
- les filleules dont les parents ne parlent pas français sont particulièrement désavantagées
- les classes sont souvent très chargées, parfois 100 élèves
- les filleules vivent dans des cases, sans électricité et ne peuvent travailler à la maison et de plus il fait noir très tôt en Afrique
- elles habitent généralement très loin du lieu de l’enseignement
- elles viennent en classe, pour la journée, sans souvent bénéficier de repas à midi
- elles doivent aller au puits pendant midi pour rechercher l’eau
- elles ont souvent accompli maintes corvées, au profit de la famille, avant de venir en classe

L’excision

La question de l’excision est venue alors rapidement en discussion. Juridiquement, l’excision est interdite par la loi, depuis 1996, mais dans les faits il faut reconnaître qu’il est difficile de la faire appliquer partout, surtout dans les territoires les plus reculés.

Les contacts

Alors des parrains ont regretté le peu de contact ou l’absence totale de contact : pas de réponse à un envoi de colis ou de courrier.
Outre les difficultés rappelées ci-dessus contribuant à cette situation, il faut rappeler que les filles sont jeunes, souvent timides ne sachant quoi écrire à leur parrain. Certaines parlent difficilement le français et leur culture et l’environnement sont réellement différents, tout le monde l’imagine bien.
Néanmoins, l’Association va essayer d’y remédier car c’est un reproche que l’on entend parfois. Saïdou, informé du problème, va s’efforcer de trouver une solution, sur place, à Méguet. Il devrait pouvoir être possible d’inviter les jeunes filles à rédiger des courriers à des moments choisis, avant le retour dans les familles.
Le maraîchage
Concernant l’action en faveur des femmes adultes, l’action entreprise par Maryse Serniclay porte ses fruits. Celle-ci a commenté les résultats du maraîchage pratiqué à Méguet avec l’Association des femmes et aussi les projets envisagés.
Le stage et les besoins mis en évidence
A la fin de la rencontre a été évoqué le séjour d’une jeune stagiaire pour conduire une étude afin d’étendre le bénéfice d’une cantine scolaire à tous les élèves
. C’est un projet à étudier.
Il a été question de réalisation de puits avec mise en place de pompe, mais là les coûts financiers semblent démesurés. Ce sera peut-être à étudier

En conclusion, le passage de Saïdou a permis de mieux faire connaître à nos parrains, les réalités du terrain dans lesquelles se développe notre action. Ceux-ci ont pu aussi rencontrer des administrateurs et échanger avec d’autres parrains

De nombreux parrains évoquent les difficultés de communiquer avec leur filleule et nous posent des questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

A quelle adresse écrire ?

Que ce soit à Méguet ou à Tambaga, il n’y a ni bureau de poste, ni facteur. Il faut donc écrire à une boîte postale.
Quelqu’un se rend de temps en temps à Ouagadougou ou à Diapaga (deux heures de route aller-retour), récupère le courrier et les colis (il doit d’ailleurs payer pour cela) et les distribue aux filleules. Cela peut prendre du temps car elles sont parfois éloignées de leur village.

Pour Méguet, il faut écrire au nom :
de la filleule s/c Rasmani Andog Naba
Clinique Sandof
Avenue Babanbiga
09 BP 1201 Ouagadougou 09 Burkina Faso

Pour Tambaga, il faut écrire à:
votre filleule s/c Christophe Yonli
BP 15 Diapaga Burkina Faso

Que dire dans les courriers ?

Des choses simples : elles sont jeunes, ignorantes de notre civilisation ; elles ne maîtrisent pas forcément bien le français. On peut leur parler de notre famille, notre métier, notre vie quotidienne, leur poser des questions sur leur vie à elles, les encourager dans leurs études……


Pourquoi recevons-nous si peu de courrier ?

Pour les raisons déjà évoquées ci-dessus et dans le premier article : mauvaise maîtrise du français, éloignement, coût des timbres (un timbre équivaut à 10 repas !)…
Il a été décidé que les filleules seraient réunies régulièrement par l’un de nos relais, écriraient ou feraient des dessins (pour les plus jeunes). Les courriers nous seraient alors envoyés tous ensemble et c’est l’association Yennega qui prendrait en charge financièrement ces envois.
L’usage des coupons-réponses que nous avions précédemment conseillé se révèle trop difficile.

Pouvons-nous faire parvenir des cadeaux à nos filleules ?

Nous pouvons leur faire parvenir de petits cadeaux (tee-shirts, produits d’hygiène, de maquillage, stylos…..). Jamais d’argent car cela compromet l’équilibre de la famille, du village et dévalorise le travail.
Si dans un courrier, elles vous réclament un gros achat ou le paiement d’une inscription dans une école privée, nous vous demandons de ne rien faire sans contacter l’association. Le but étant de payer des frais de scolarité et non de créer un groupe de filles privilégiées.

Pouvons-nous avoir une autre filleule ? Elle est âgée, elle n’a pas de bons résultats….

La scolarité des filles étant aléatoire, l’âge n’a pas la même importance qu’en France. Leur scolarité peut avoir débuté tardivement ou avoir été interrompue pendant plusieurs mois. De plus les filles n’ont pas le temps de travailler au-dehors de l’école ou du collège : elles doivent participer aux travaux domestiques, aux travaux des champs, les parents ne voyant pas toujours la nécessité du travail scolaire. Et puis, la nuit tombe très vite et sans électricité….
Quand l’association a débuté, nous avons surtout parrainé des filles inscrites au collège, et ce, pour leur éviter le mariage forcé. Mais, maintenant, nous avons établi une charte avec les deux villages et nous avons décidé de scolariser en priorité des filles de l’école primaire afin de les suivre jusque en troisième. Nous allons aussi essayer de mettre en place un système d’études encadrées, le soir, dans un endroit où il y a un groupe électrogène, afin qu’elles puissent au moins apprendre leurs leçons.


Fête des Associations le dimanche 19 novembre 2006 à Bétheny.
Les volontaires pour tenir le stand, même une heure, peuvent le signaler à :
l’une des adresses ci-dessous.

ASSOCIATION YENNEGA
Siège Social :
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51450 BETHENY
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Télécopie :03.26.07.10.95
Adresse e-mail : andaalma@wanadoo.fr
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Bulletin n° 7 Mai 2006


YENNEGA

Cher Adhérent,

Comme l’année dernière, nous comptons sur chacun d’entre vous pour continuer l’action de l’association en faveur de la scolarisation et la formation de jeunes filles au Burkina Faso. C’est le moment de renouveler votre parrainage ou votre soutien pour la rentrée scolaire 2006-2007.

Le virement pour le suivi scolaire étant prévu pour le mois de juillet, veuillez, s’il vous plaît, nous assurer rapidement de votre participation en faisant parvenir le bulletin à l’adresse ci-dessous indiquée.

Mme Anne-Marie CHAPPUT
58, Rue Montlhéry
51200 EPERNAY

Avec tous nos remerciements                       La Trésorière

ASSOCIATION YENNEGA
PARRAINAGE Année scolaire 2006/2007

   Nom :
   Adresse :

  E-mail :

Je parraine la scolarisation d’une jeune fille et je verse la         somme de 42 €
Je soutiens l’association et je fais un don de         €
Le chèque doit être rempli à l’ordre de YENNEGA
Télécharger et renvoyer

ASSOCIATION YENNEGA
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Bulletin n° 6 Déc 2005

 


YENNEGA

QUELQUES NOUVELLES

Les parrainages sont toujours en progression
· Rentrée 2003 16 jeunes filles parrainées
· Rentrée 2004 : 77 jeunes filles (56 sur Tambaga et 21 sur Méguet)
· Rentrée 2005 : 96 jeunes filles (65 sur Tambaga et 31 sur Méguet)

Une vingtaine de parrains sont venus nous rejoindre dans l’association cette année dont quelques-uns étaient auparavant simples adhérents.
Un Comité de parrainage est mis en place dans les 2 villages avec cette année une charte afin de cibler au mieux les filles à parrainer.
L’Abbé Bruno Soubeiga a quitté Tambaga en septembre suite à une mutation. C’est M. Christophe Yonli, coordinateur adjoint qui prend le relais avec Honorine et tous les courriers doivent lui être adressés à lui.
ACTUALITE DU BURKINA FASO

Au lendemain d’une élection présidentielle sans surprise, le Burkina Faso fait preuve d’une stabilité politique remarquée, ce qui n’est pas le cas de son voisin la Côte d’Ivoire.
Bon élève de la Banque mondiale, du FMI et de l’Union Européenne et malgré une politique économique modèle le pays ne sort pas de la misère. (Classé 175e sur 177 pays selon l’indice de développement humain)
L’économie repose trop sur une agriculture soumise aux aléas climatiques et à la variation des cours mondiaux, de coton notamment et la pauvreté semble progresser aussi inexorablement que la désertification.
Le Burkina Faso est donc très dépendant des aides extérieures et a accueilli avec satisfaction la décision du sommet du G8 d’annuler sa dette. (Sources : Le Monde du 10/11/05)

SEJOUR DE REGINE A MEGUET

Au mois de juin, Régine Bourquel, membre du Conseil d’Administration de Yennega s’est de nouveau rendue à Méguet où elle a pu faire progresser notre action. Elle nous précise que le fait d’aller plusieurs fois dans le village et de s’immerger dans la population permet une meilleure connaissance et aide à la communication : les femmes se livrent davantage . Elle a ainsi pu discuter plus facilement avec l’association des femmes qui lui a remis les comptes de l’année : elles ont toutes remboursé la somme empruntée et, en plus, elles ont pu verser chacune 5% à leur propre association.

 

Outre les soins qu’elle a pu offrir, en tant qu’infirmière, à la population, elle a également participé à la mise en place d’un comité de parrainage pour le choix des fillettes à parrainer avec instauration d’une charte à respecter. Ce comité, dont les statuts sont calqués sur le comité qui existe à Tambaga, nous servira de relais et nous facilitera le suivi de notre action

MANIFESTATIONS

Le 18 Juin 2005

Les bénévoles de Yennega ainsi que ceux du Comité de jumelage Epernay Fada N’Gourma investissent le stade Paul Chandon à Epernay pour y installer les stands: information sur les associations, ventes de produits artisanaux Burkinabés et ventes de gâteaux et confiseries réalisés par des bénévoles. Une réception à la mairie d'Epernay est donnée en présence de Jean Pierre Garuet, notre invité prestige, du maire-adjoint aux sports et à la jeunesse et Conseiller Général , Monsieur Benoît MOITTIE, des dirigeants du Rugby Epernay Champagne, ainsi que des membres des deux associations. A la fin du match avait lieu une tombola dont les bénéfices étaient pour les deux associations. (Voir programme sur le site) .Monsieur Franck LEROY, Maire d'Epernay , nous a fait l'honneur d'assister à cette manifestation et nous l'en remercions vivement.

Cette journée nous a permis de revoir les membres du comité de jumelage Epernay FADA N'GOURMA (chef- lieu de la région de TAMBAGA) avec qui nous envisageons des coopérations futures.

Le 18 Septembre 2005


Comme l'année dernière l’association installe un stand sur le site du Chrono Champenois avec exposition- vente d’artisanat burkinabé : bronzes , batiks , vétements etc
Cette année Bernard Thevenet
(ancien vainqueur du tour de France) nous a rendu visite sur notre stand

A LIRE

L’école et les filles en Afrique Marie-France Lange, ed. KARTHALA, 1998, Paris
La mise à l’école en Afrique reste difficile à appréhender en raison du manque de recul, mais néanmoins elle ne s’opère pas sans remise en cause, sans défense et sans réévaluation des statuts. Cet ouvrage collectif pose des interrogations quant aux rapports écoles /sociétés, sur l’influence de l’éducation scolaire des filles dans les rapports sociaux hommes/femmes. Ces études indiquent les limites au rôle supposé émancipateur de l’école. En effet, si l’école a permis l’émergence d’élites féminines,le statut des plus défavorisées ne s’est pas amélioré .Cependant, la mise à l’école des filles étant perçu comme un facteur de désordre social par les populations,c’est bien ce désordre social qui impose positivement une remise en cause des hiérarchies présentes
L’Afrique Sylvie Brunel, ed BREAL, 2004
Ce livre est aussi bien conçu pour les étudiants, les enseignants et le grand public. L’auteur dresse un bilan magistral des principales problématiques liées à l’Afrique en soulignant les mutations profondes que traverse le continent tant dans ses sociétés que dans ses territoires. L’auteur, professeur de géographie du développement, bien connue pour son action humanitaire montre que l’Afrique reste aujourd’hui un continent en réserve de développement en raison de ses capacités d’adaptation et de résilience remarquables.

DERNIERE MINUTE

Un Container partira début
Janvier 2006 avec le matériel que nous avons collecté.
Les membres du Conseil d’Administration vous
souhaitent, à tous,
de très bonnes fêtes de fin d’année.

ASSOCIATION YENNEGA
Siège Social :
1, Rue de Courcy
51450 BETHENY
Téléphone : 03.26.02.04.56
Télécopie :03.26.07.10.95

Adresse e-mail : andaalma@wanadoo.fr
mallaisy.michele.@wanadoo.fr

WWW.YENNEGA.ORG
Si vous avez une adresse e-mail,
Merci de nous la communiquer

Bulletin n 5


YENNEGA

Nous ne sommes pas venus à votre rencontre depuis le mois de mai, date de notre dernier courrier rendant compte de la première assemblée générale de notre association. Mais les vacances et la préparation de rentrée au Burkina ont été la cause de ce silence qui a pu vous paraître long.
Yennega est en excellente santé. Voici donc des informations qui vont vous prouver la belle vitalité de notre association.

Ces jeunes filles sont donc inscrites dans différentes écoles et collèges
ou dans le centre de formation.
Cette année, nous avons même dû embaucher une deuxième formatrice pour les cours d’alphabétisation.

Correspondance

Les nouveaux parrains ont reçu une lettre les informant du nom de leur filleule et de l’adresse à laquelle ils peuvent écrire. Les échanges sont indispensables pour la pérennité de l’association.
Mais que dire ? De quoi parler ? Il suffit d’envoyer une petite lettre en parlant de votre famille, de votre ville ou village, de votre vie quotidienne, en l’encourageant dans sa scolarité. (Vous pouvez joindre une photo). Utilisez des mots et des phrases simples car beaucoup d’entre elles ont des difficultés à comprendre le français. Vous pouvez envoyer aussi de petits cadeaux (stylos, cahiers, savons, maillots..).
Certains d’entre vous ont déjà écrit et n’ont pas eu de réponse. C’est que le timbre au Burkina coûte 4,50 CFA ce qui est l’équivalent de 3 jours de nourriture pour 4 personnes !

 

Les différentes équipes qui vont se rendre sur place vont régler ce problème en achetant des timbres qu’elles rapporteront et qui seront à votre disposition. Vous pourrez ainsi en joindre un à chaque courrier pour la réponse.

Maraîchage

Les adhésions, les dons divers et les bénéfices des manifestations nous permettent aussi d’aider les femmes à développer le maraîchage.

Ce projet, fondé sur la gestion des ressources naturelles, l’apprentissage du jardinage leur donnera la possibilité d’assurer à leurs familles et villages une sécurité alimentaire toute l’année avec un apport de légumes frais, même en saison sèche. Des graines ont déjà été envoyées (tomates, oignons, courgettes, salades, haricots verts…), mises en pépinières en mars avant la saison des pluies et l’essai a été concluant. Un deuxième envoi a été fait pour des semis en septembre et octobre. D’autres semences vont partir en décembre.

Ce projet d’installation va durer deux ans, ensuite les femmes devront s’organiser par elles-mêmes. L’association demande par ailleurs à l’Europe une aide de financement pour l’achat de matériel.

Visite de l’abbé
L’abbé Bruno Soubeiga, qui est notre lien à Tambaga, est venu en France pendant l’été : il a passé un mois à Reims où il a pu rencontrer de nombreux adhérents et assister à notre premier Conseil d’Administration. Il a pu aussi nouer d’autres contacts, notamment avec de jeunes scouts qui ont pour projet un soutien scolaire au mois de juillet.

L’association tient d’ailleurs à remercier chaleureusement la généreuse donatrice qui a payé son voyage et tous ceux qui l’ont accueilli et accompagné pendant
son séjour.

En route vers le Burkina

Trois équipes différentes vont se rendre (à leurs frais, bien évidemment) dans les mois qui viennent à Méguet et Tambaga pour se rendre compte des réalisations et mettre en place d’autres projets. Nous vous en informerons dans un prochain bulletin.

Manifestations

Il nous faut nous faire connaître, il nous faut aussi de l’argent. D’où notre participation à des manifestations : match de rugby à Epernay avec la présence de Jeff Tordo, ancien capitaine du XV de France, Chrono Champenois, Fête des associations et brocante à Bétheny. Les adhérents et parrains se sont mobilisés pour vendre produits artisanaux et gâteaux, ce qui nous a rapporté des bénéfices appréciables.

Transport du matériel

Nous avons accumulé du matériel divers mais toutes les pistes que nous explorons pour en assurer l'envoi se révèlent beaucoup trop coûteuses.

ASSOCIATION YENNEGA
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