|
Le
groupe qui part cette année est composé de six
personnes:
Michèle , la présidente , Maryse
, Régine , Lydie ,
notre photographe et deux étudiants Gauthier
et Clément.
Lundi
19 Janvier 2004 :
Veille du départ : on boucle les derniers cartons
qui sont chargés dans un camion pour rejoindre l’aéroport
; en tout 210 Kg de fret utile : deux ordinateurs fixes et leurs
imprimantes , des coupons de tissus , de la laine , des comprimés
d’eau de Javel, des livres et du matériel pour
l’alphabétisation .
|
|
| Mardi
20 Janvier :
|
|
départ
pour Orly à trois heures du matin
sous la pluie |
Les
six membres du groupe se retrouvent à Orly pour enregistrer
les bagages . |
Un
aperçu
des cartons
embarqués,
ici lors du
déchargement
à Oagadougou |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Embarquement
sans problème , atterrissage à Dakar à
13 heures avec soleil superbe , escale à Bamako
et arrivée à Ouaga vers vingt
heures.
Un comité d’accueil d’une cinquantaine
de personnes nous attendait dont Monsieur le Professeur
SOUDRE , Madame le Préfet de Meguet
et des membres de l’association des habitants de Meguet
résidant à Ouagadougou . |
Les
formalités douanières nous sont facilitées
et les bagages sont chargés en un rien de temps dans
une bâchée et le groupe et ses accompagnants
se dirigent dans cinq voitures vers le lieu d’hébergement
pendant notre séjour à Ouaga .
Un buffet de bienvenue nous attendait sur place avec de nombreuses
personnalités qui jouent un rôle important à
Meguet ;Etaient présents ,Monsieur le Professeur SOUDRE
, Madame le Préfet-Maire ,Madame OUEDRAOGO
, Monsieur le Directeur général des
eaux et forêts , les présidents et vice-présidents
de l’association des résidents de Meguet à
Ouaga ,ainsi que de nombreux membres de cette association
la présidente de l’association
des femmes de Meguet et Monsieur l’abbé SOUBEIGA
venu de Tambaga pour nous accueillir. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le
Professeur SOUDRE a tenu à rappeler
à tous que c’est grâce à notre séjour
à Tambaga en Janvier 2003 , que notre association a connu
le village de Meguet et a choisi de prendre les deux villages
comme cible de son action et que ce séjour s’est
concrétisé pour le village de Meguet par un don
de 500.000 FRS CFA au dispensaire pour l’achat de médicaments
et de matériel .
Quant à Monsieur l’abbé SOUBEIGA
, il a invité toutes les personnalités présentes
à se rendre à Tambaga malgré la distance
et la difficulté du trajet .
Un projet d’échange de courrier entre l’école
primaire de Meguet et une école primaire de Tinqueux
(51) a été proposé par Gauthier
, de même notre présidente était le porte-parole
du collège Maryse Bastie pour évoqué
l’intérêt d’un jumelage entre Meguet
et ce collège .
La soirée s’est terminée sur une photo de
groupe . |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mercredi
21 :
Des 8 heures nous sommes dans le bureau de Monsieur le Professeur
SOUDRE qui nous rend compte des travaux et des dépenses
effectués en nous détaillant les différents
postes et il nous remet toutes les factures pour la trésorière
de l’association . |
|
| Nous profitons
de notre présence dans ses locaux pour visiter son laboratoire. |
|
|
| |
Le
groupe est reçu par Monsieur le Représentant
de l’OMS au Burkina-Faso , Monsieur
HACEN Mohamed-Mahmoud
Nous avons reçu un accueil très chaleureux .
Monsieur HACEN nous confortant dans nos motivations , en nous
expliquant qu’il estime que le développement
sanitaire d’un pays passe obligatoirement par l’éducation
des femmes .
Il nous interpelle sur le fait que nous ne travaillons que
sur deux villages , mais comprends bien que nous sommes une
toute jeune association .
|
| |
|
| |
Il nous
donne de précieux conseils , notamment il nous presse
de devenir également association Burkinabé , pour
faciliter nos démarches locales , et nous prend rendez-vous
lui-même avec Pharmaciens sans frontières le jour
même et le ministère des affaires sociales . |
| |
La fin
de la matinée se passe au village artisanal ou nous admirons
les potiers , sculpteurs sur bois , fabriquants de Batik et
d’objet en bronze , etc... |
 |
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
| |
 |
|
 |
|
 |
 |
| |
Une
visite au musée de la musique nous permet de rencontrer
le groupe « Le Baobab Sacré », musique
et danse traditionnelles qui pense venir bientôt en
France et dont les prestations sont de grandes qualités
.
Nous rencontrons le Docteur CROIZIE de Pharmaciens sans Frontières
qui lui aussi nous prodigue beaucoup de conseils très
utiles et concrets.
|
| |
 |
|
 |
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Vendredi
23 :
|
|
|
|
|
|
| |
|
07
H nous assistons au
« vrai faux départ
du MOGHO NABA »,
cérémonie qui se déroule
tous les vendredi matin
depuis des siècles ,
pour rappeler un
événement historique
il y a des siècles ,
l' empereur des Mossi ,
le MOGHO NABA ,
a renoncé à un rendez-vous
galant pour défendre
son peuple attaqué . |
 |
La
scène est reproduite
toutes les semaines ,
et l’on peut voir
l’empereur essayé
de partir à cheval
alors que son peuple
le retient en le
suppliant de rester . |
|
|
| |
Après
la cérémonie , nous avons été
reçu en audience par l’empereur dans son palais
qui a souhaité longue vie à notre association
et nous a encouragé à poursuivre nos efforts
.
Fait exceptionnel , il a accepté d’être
pris en photo avec le groupe . |
|
| |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Lundi
26 : |
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
Visite
du collège avec le Principal ,
Monsieur LOMPO .
Présentation d’un éventuel
jumelage avec le collège Maryse Bastié . |
 |
|
| Monsieur
LOMPO nous apprends que plus de 90 enfants n’ont pas
pu entrer en sixième
car leurs parents ne pouvaient pas payer leur scolarité
.
Ces enfants ont été soit déscolarisés
, soit maintenus en CM2 en attendant mieux . |
|
| |
|
Nous
avons rencontré les abbés
de la mission catholique car
nous voulions leur demander
de géré sur place l’argent
des parrainages,
ce qu’ils ont volontiers acceptés . |
|
| |
|
Rendez-vous
avec l’association des femmes sous l’arbre de
réunion :
l’association comporte 68 femmes ,
qui s’entraident pour le tricot , la couture.
Il s’agit d’une association qui n’a qu’un
an d’existence ,
tout comme nous ,
avec beaucoup d’idées pour améliorer leurs
conditions de vie ,
mais sans moyens financiers pour démarrer les projets
. |
 |
 |
| |
|
Nous
avons décidé de financer immédiatement
l’achat de chèvres pour l’embouche ( dix
chèvres à 15000frs piéce),et l’achat
du matériel de base pour la fabrication du beurre de
karité ( 13000frs par femme ; 15 femmes sachant le
préparer) .
Elles ont un projet de jardinage , qui permettrait d’améliorer
les repas quotidien et permettrait de vendre le surplus au
marché . Le chef donne le terrain , il faut le clôturer
et creuser deux puits pour l’arrosage en saison sèche
.
L’eau est à dix mètres dans les cas de
sécheresse importante donc accessible , et en saison
sèche avec l’irrigation on peut avoir jusqu'à
trois récoltes ( tomates , poivrons , courgettes ,
choux , oignons , pommes de terre , pastèques etc...)
, sans compter la saison des pluies ou l’arrosage est
inutile .
L’association
des hommes , qui a déjà cinq ans d’existence
possède un grand maraîchage qui fonctionne bien
, et ils sont préts à faire bénéficier
les femmes de leur expérience
Nous nous sommes donné en projet de réaliser
en cette année 2004 la clôture et le creusement
des puits pour le jardin des femmes .
Sur le groupe , ce lundi il y a trois malades , probablement
en raison d’un coup de chaleur pendant la fête
offerte par le chef en pleine canicule . Il est difficile
de poursuivre le projet qui était de partir le mardi
matin à Tambaga , en sachant que l’on avait un
minimum de dix heures de route , la plus part du trajet se
déroulant sur piste .
La mort dans l’âme , nous ne prenons pas le risque
de prendre la route dans de telles conditions , sachant que
les communications téléphoniques n’existent
que dans les villes et que Tambaga est à plus de trois
heures du premier centre hospitalier.
La déception à Tambaga est tellement grande
que l’abbé SOUBEIGA décide de prendre
la route avec trois filles parrainées . Il nous rejoindre
sur Ouaga deux jours plus tard . |
|
| |
Le
soir , l’association des danseurs WARBA nous ont fait
une exhibition de leurs danses traditionnelles en costumes
, du moins pour les valides . Il s’agit d’un spectacle
haut en couleur avec des costumes étonnants rythmé
parles tambours et les flûtes en corne de zébus
, traditionnelles chez les Mossi
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mardi 27 : |
|
|
| |
Laissant
les malades se remettrent , les rescapés en profitent
pour aller voir un camp de chercheurs d’or qui est basé
sur la commune |
|
 |
|
| |
Le
travail est excessivement dur , pénible et très
dangereux . Les hommes creusent des puits de dix , quinze mètres
, voire plus , ou ils descendent par de simples « marches
» creusées régulièrement , sans lumière
, et suivent le filon aurifère tant qu’il reste
productif .
La roche est concassée à la main , pilée
par les femmes et tamisée, pour récupérer
quelques milligrammes de poussière d’or
Les filles retournent la terre en latérite environnante
pour chercher d’éventuelles pépites d’or
, d’autres tamisent la terre retournée, à
la recherche des petites particules .
Ils font cela du matin au soir , en plein soleil , certains
dorment même sur place pour être à pied d’oeuvre
au plus tôt . L’après-midi sieste pour les
uns , cours de broderie et de couture avec les femmes pour les
autres . |
|
| |
|
|
|
| |
En fin
de journée , visite du marché de MEGUET ou nous
admirons le forgeron et son habilité , nous croisons
beaucoup d’enfants très jeunes qui travaillent
ou vendent des fagots de bois pour se nourrir . |
|
|
|
Le marché
est très haut en couleur , en odeurs diverses ; tout
le monde se croise et s’interpelle dans un brouhaha général
. |
|
|
|
|
Jeudi
29 : |
|
|
| |
L’Abbé
SOUBEIGA et les trois filles ,
Thérèse , Sandrine et Elisabeth viennent passer
toute la journée sur notre lieu de résidence . |
|
Thérèse
Sandrine
Elisabeth
|
|
| |
Les
filles sont très inquiètes , elles ont peur
que l’on ne choisisse d’abandonner notre action
sur Tambaga au profit de Meguet , beaucoup plus facile d’accès
. Nous essayons de les rassurer au mieux , en leur expliquant
à nouveau les raisons de notre désaffection
. Elles remettent à la présidente un texte ou
elles expriment toutes leurs craintes et un tableau représentant
une femme angoissée qui attend .
Les problèmes rencontrés par l’abbé
sont largement évoqués : les pères ont
beaucoup de mal à accepter la scolarisation de leurs
filles , et comme celles-ci se rebellent car elles veulent
profondément apprendre , leur père a tendance
à s’en décharger en les renvoyant vers
l’abbé surtout quand il s’agit de financer
la scolarité ou le matériel nécessaire
au travail d’école . |
|
|
|
| |
Nous
finançons le salaire d’une institutrice pour
l’alphabétisation dans le cadre du centre d’artisanat
pour les six mois de saison sèche ,le groupe électrogène
que nous avons envoyé il y a quelque temps permettant
de travailler même la nuit tombée .
De plus , Thérèse nous explique que la dernière
saison des pluies a été largement insuffisante
sur Tambaga et que la jonction avec la récolte suivante
ne se fera pas ; la famine est à craindre ou du moins
une malnutrition plus grave que d’habitude .
L’eau vient des forages et est par ce fait payante ,
il n ‘est donc pas possible de l’utiliser pour
arroser un jardin . Les cultures ne sont possibles qu’en
saison des pluies .
Beaucoup de problèmes restent en suspens , cependant
si beaucoup de travail reste à faire l’espoir
de pouvoir améliorer les choses ne nous quitte pas
et nous évoquons toutes sortes de solutions qui permettraient
d’avancer .
Enormément de possibilités d’action s’offrent
à nous de façon très concrète
, il faut simplement trouver le moyen de financer ces actions.
|
|
| |
|
|
| |
Après
une journée de travail très constructive ,et
nous nous sommes séparés
avec la promesse qu’à notre prochain séjour
notre destination première sera Tambaga . |
|
|
|
|
|
Nos
remerciements s’adressent en premier lieu à Monsieur
le Professeur SOUDRE Robert ,
Président d’honneur de notre association , à
qui nous devons toute la logistique de notre séjour au
BURKINA
et qui nous a permis de nombreuses rencontres très importantes
pour l’avenir de notre association.
Tout le groupe se joint à la présidente pour remercier
, (dans l’ordre chronologique de nos rencontre),
le Président et les membres de l’association des
habitants de Meguet résidant à Ouagadougou ,
Monsieur le Représentant de l’OMS , Monsieur HACEN
Mohamed -Mahmoud ,
Monsieur le Docteur CROIZIE de Pharmaciens sans frontières,
Monsieur le Docteur OUEDRAOGO Boniface de la Direction des Etudes
et de la Planification.
Un remerciement tout particulier est adressé à
Sa Majesté l’empereur MOSSI pour l’honneur
qu’il nous à fait en acceptant de nous recevoir
et pour son intérêt bienveillant à l’égard
de nos projets.
Nous remercions également Madame le Préfet-Maire
de MEGUET ,ainsi que le Chef du village
pour son accueil chaleureux et l’intérêt
qu’il nous a manifesté tout au long de notre séjour.
|
haut de page
|